Author Archives: Jean-Charles Clément

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XXXèmes JOURNEES VIDEO-PSY 20 21 22 MARS 2018 TEMPS QU’A FAIRE

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XXXèmes JOURNEES VIDEO-PSY

20 21 22 MARS 2018

TEMPS QU’A FAIRE

 

 

Institut de Formation aux Métiers de la Santé 1146 Av. du Père Soulas

Entrée libre

Organisation: CRAPS, groupe vidéo-psy et CHU de Montpellier 

 

Programme prévisionnel

 

Mardi 20 MARS   CLINIQUE DU TEMPS

Modérateur: René ODDE

 

           Matin:

 

30 ans de videopsy, “Le temps ne fait rien à l’affaire”,Jean Pierre MONTALTI, psychiatre

“Faire son temps”,Robert BRES, psychiatre

 

Après-midi:

“Les déclinaisons du temps entre esthétique et éthique”, Bernard SALIGNON, philosophe

“Temps et traumatisme, le temps à l’arrêt” (titre provisoire),Dominique FINGERMANN, psychanalyste

 

 

Mercredi 21 MARS  TEMPS, RYTHME ET TEMPO

  chez l’enfant et l’adolescent

Modératrice: Pascale KLEMM

           Matin:

“Le temps chez l’enfant”(titre provisoire), Anne GROLLEAU, pédopsychiatre

“Les rythmes scolaires”(titre provisoire), Jean Marie LOVICHI, principal de collège retraité

“Le temps numérique” (titre provisoire), Thomas VIDAUD, psychologue

 

Après-midi:

Film “Cap aux bords” (extraits), François GUERCH

“Temps et culture” (titre provisoire), École Gitane

“Le temps pour le tempo”, Thomas RIME

 

Jeudi 22 MARS     A L’ŒUVRE DU TEMPS

Modérateur: Hervé CHAMBRIN

            Matin:

“Le psychodrame du temps”, Corinne GAL, psychologue

Temps institutionnel, temps subjectif et temps administratif (Titre provisoire), L’appel du 7

“Au fil de la ville”, Claudie DIAZ, ergothérapeute

 

Après-midi:

“Le temps ne fait pas leur affaire” (titre provisoire), Un toit pour apprendre

Film: “Je m’entoure, je m’accroche”, GEM Rabelais

Film: “Mon ventre n’est pas un miroir”, Regain

 

(Avec, pour les 3 journées la participation de Tolten et ses croquis sonores)

C’est quoi Vidéo-psy?

Vidéo-psy, c’est une équipe de soignants en psy qui toute l’année se mobilise pour organiser des journées, trouver des thèmes transversaux susceptibles de permettre à tout un chacun d’avoir à dire.

Vidéo-psy, c’est tout un public de gens divers qui se questionnent et questionnent la psy; dans les travées de l’amphi et la cour de l’IFSI ça cause chaleureusement de ce qui s’est dit, ce qui s’est vu, de ce qui se voit dans ce qui est dit ou dit dans ce qui se voit. Ça cause, vous dis-je!

Vidéo-psy, c’est enfin un héritage, une déjà longue histoire, que les cahiers des journées vidéo psy jalonnent; on y retrouve des noms, des figures, des thèmes qui ont fait trace dans nos mémoires, nourrit nos pratiques et peut-être aussi influencé nos choix. Et c’est un rendez-vous pour le printemps.

Penser la Psychiatrie est plus que jamais nécessaire!

Robert Brès


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Pétition du Syndicat National des Psychologues pour le remboursement des consultations.

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La psychologie, les psychologues n’ont jamais été autant reconnus dans les échanges quotidiens, comme dans les médias tout en y étant si peu présents !

Dans un paradoxe sidérant, les psychologues eux-mêmes ne sont pas en première ligne et sont paupérisés dans le service public comme dans le privé !

Il existe un grand écart entre le travail des psychologues, leur rôle thérapeutique fondamental et la représentation mystifiée de la psychologie et des psychologues auprès du public, allant du développement personnel aux méthodes de résolution des problèmes les plus variées.

Grands consommateurs d’anxiolytiques, antidépresseurs, psychotropes, les français déprimés ne vont pas mieux, les hôpitaux manquent de psychologues. Le regard rivé sur l’aspect financier, on laisse le plus souvent le patient sans écoute. Qui s’en soucie ?

Deux expérimentations se sont mises en place qui proposent de rembourser des prises en charge par des psychologues libéraux :

– L’assurance maladie propose la prise en charge de thérapies non médicamenteuses pour les troubles en santé mentale d’intensité légère à moyenne.
– L’expérimentation “Écout’Émoi” propose la prise en charge de consultations psychologiques aux enfants et adolescents de 11 à 21 ans.

Quelle bonne nouvelle ! Enfin ! a-t-on envie de crier…

Malheureusement la mise en place de tout ceci n’est pas fait en bonne intelligence.

Je viens de signer la pétition “Professeur Benoit Salomon: Pour un nouveau tarif et un accès libre dans les psychologues des expérimentations !”. C’est une cause importante. Voudriez-vous la signer à votre tour ?

Voici le lien:

https://www.change.org/p/professeur-benoit-salomon-pour-un-nouveau-tarif-et-un-accès-libre-dans-les-psychologues-des-expérimentations?utm_medium=email&utm_source=petition_signer_receipt&utm_campaign=triggered&share_context=signature_receipt&recruiter=14866164


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Cycle FILMER LA FOLIE le 23 janvier VOYAGE AU COEUR DE L’ALCOOL(ISME)

Category : Conférences

Cycle FILMER LA FOLIE proposé par l’ARASM Croix Marine
Séance unique le 23 janvier suivie d’une discussion animée par Jean-Pierre Montalti, psychiatre et Joseph Mornet, psychologue.

VOYAGE AU COEUR DE L’ALCOOL(ISME)

Écrit, réalisé et filmé par Christophe Otzenberger – documentaire France 2011 1h24mn – Les (très beaux) portraits en noir et blanc sont de Grégoire Korganow…

Du 23/01/18 au 23/01/18

VOYAGE AU COEUR DE L’ALCOOL(ISME)

Hommes, femmes, jeunes, vieux, citadins, ruraux, alcoolos mondains ou soiffards du matin : « On est tous des alcooliques de base », tranche une ancienne buveuse. Ni faiblesse ni vice : pour Voyage au cœur de l’alcool(isme), tout le monde est égal devant cette maladie aux causes multiples. Recherche d’anesthésie, d’isolement, face à des problèmes de famille, d’argent, de boulot… D’emblée, le documentariste Christophe Otzenberger expose sa propre faiblesse, son alcoolisme : « Je la tutoie depuis longtemps cette maladie », avoue-t-il, en introduction.
Grâce à de jolis cadres, et d’étonnants plans fixes, très larges, jamais la forme du documentaire ne vient abîmer une parole délivrée en toute sincérité. Sans véritable structure, Voyage au cœur de l’alcool(isme) s’articule autour de longs témoignages, à peine montés, à peine coupés.
En confiance, ces malades, proches de malades ou ex-malades prennent le temps de raconter l’ennui, les idées noires, la dépression, qui ont engendré l’alcoolisme — « Ça te ronge, ça te ronge. » Puis les ambiances de bistrot, le pastaga sur le zinc, les copains qui t’entraînent dans la chute. Les paupières lourdes, la trogne abîmée, la diction pâteuse, la tremblote. Les envies de suicide. Ce père qui planquait les bouteilles dans la machine à laver. Cette femme qui se levait quinze fois par nuit pour picoler. Cet homme qui en était à « un cubi de 5 litres et une bouteille de Ricard par jour… Je voyais pas la différence entre le jour et la nuit ». Le médecin qui dit « le produit » pour dire bibine. Et la souffrance de la cure de désintox — « T’as l’impression de crever. »
Entre ces témoignages, Otzenberger a intercalé les très jolis portraits en noir et blanc de ceux qu’il interroge. À travers leur expérience, Voyage au cœur de l’alcool(isme) aborde cette chute, ce cercle vicieux de l’alcool, et tous ses sujets connexes : l’alcool et la route, l’alcool et la violence, l’alcool et l’entourage, la famille, la honte, les mensonges, les traitements… Le documentaire parvient à faire le tour de la question, sans posture morale ni artifice. Dans ce voyage-là, de cercles de parole en consultations médicales, on découvre des existences imbibées, brisées, ou à peine raccommodées. (I. Hanne, Libération)

Pour vous dire, le cinéma de Christophe Otzenberger serait au documentaire ce que le cinéma de Ken Loach est à la fiction : une bouffée d’air frais enthousiasmante en même temps qu’un geste politique simple et généreux. Rentrer dans ses films, c’est aller chez ses voisins à la rencontre de Daniel Blake, parler, écouter, filmer, surprendre et se surprendre à se passionner pour les vies, les désillusions et les rêves des autres. C’est apprendre à s’émerveiller, découvrir un regard, attentif et chaleureux, porté sur les vies des plus déshérités et des moins visibles d’entre nous. Il dégage des films de ce diable d’homme une bienveillance évidente, inconditionnelle, pour le genre humain, qui fait qu’on ne peut que les aimer. Otzenberger nous a quitté en ce début juin 2017.

http://www.cinemas-utopia.org/montpellier/index.php?id=2388&mode=film


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Filmer la Folier – Cinéma Utopia – Portier de Nuit – Mardi 14 Novembre 2017

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Filmer la folie 

Le cinéma UTOPIA

et

l’association d’aide à la santé mentale Croix Marine Languedoc Roussillon

vous invitent

le mardi 14 novembre 2017 à 20 h

à la projection du film de Liliana CAVANI

« Portier de nuit » (1974)

La projection du film (113 mn) sera suivie d’un échange

animé par Jean Pierre MONTALTI, psychiatre, et Joseph MORNET, psychologue.

Dans un hôtel viennois, en 1957, une ancienne déportée tombe sur son bourreau devenu veilleur de nuit. Très vite ils se reconnaissent. Max, alors officier SS, était chargé des interrogatoires. A l’époque, Lucia, âgée de 15 ans, était devenue sa victime préférée. Leur rencontre, plus de dix ans après, les replonge dans l’ambigüité des rapports qui s’étaient tissés entre eux. La psychopathologie les nomme sadomasochisme, perversion, syndrome de Stockholm … Le film entraine le spectateur dans ces zones limites de certaines capacités du psychisme humain.

Sa sortie fit scandale et fut interdit ou classé X dans la plupart des pays. Le DVD ne paraitra en France que 40 ans plus tard. Comment réduire les camps de la mort et le national-socialisme à de la psychopathologie ? “Liliana Cavani essaie de démonter le mécanisme de la fascination nazie. Là où la raison se révèle impuissante, où la logique s’évanouit, où la morale n’a rien à voir, là où règnent l’obscur, l’inconscient, l’inavoué et l’inavouable” écrivait alors Jean Louis Borry. A noter le jeu de Charlotte RAMPLING et de Dirk BOGARDE : il contribue beaucoup à donner la force et la beauté dérangeante du film.

A travers sa narration de la complexité d’une relation faite de fascination et de répulsion où se mélangent aussi bien le repli dans le secret que la nécessité voyeuriste, « Portier de nuit » peut nous aider à éclairer les relations troublantes que notre société entretient à la violence qu’elle soit individuelle, économique ou politique, le terrorisme en étant une des figures les plus extrêmes.

Cinéma UTOPIA, 5 avenue du Docteur PEZET, Montpellier, tram ligne 1 station Saint Eloi

04 67 52 32 00 et 04 67 87 91 85 05


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L’exorciste et le psychanalyste face à l’envoutement

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Photo

Le diable c’est l’inconscient dit le psychanalyste Alberto Velasco. Le diable est nécessaire dit le prêtre Maurice Bellot qui a exercé les fonctions officielles d’exorciste de 1994 à 2008 dans la région parisienne.

https://www.franceculture.fr/emissions/les-discussions-du-soir/vade-retro-satanas-lexorciste-et-le-psychanalyste-face-0


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Test de Young YSQ-S1

Category : Test Ysq-S1

Certaines écoles et universités demandent la passation du test de Young YSQ-S1 afin d’appuyer le dossier de candidature.

Dans cette optique, je peux vous proposer la passation de ce test et rédiger un compte-rendu que vous pourrez adjoindre à votre dossier.

Vous pouvez me contacter via la page contact de mon site, par mail ou bien par téléphone au 06 52 81 00 32 afin de fixer ensemble un rendez-vous.

Si vous n’êtes pas sur Montpellier, je peux vous proposer une passation à distance avec un entretien téléphonique.


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Le transfert. Psychologue Montpellier

Category : Textes

Du point de vue psychanalytique, la notion de transfert se retrouve aussi bien dans la vie courante que dans la situation analytique et implique une idée de transport sans atteinte de l’intégrité de l’objet.

Il peut être qualifié de positif, tels que les sentiments d’amour par exemple, ou bien négatif, comme la haine ou bien la peur.

Il s’agit d’un élément essentiel de la cure et sur lequel le psychanalyste se doit de travailler : le transfert est un “processus constitutif de la cure psychanalytique par lequel les désirs inconscients de l’analysant concernant des objets extérieurs viennent se répéter, dans le cadre de la situation analytique, sur la personne de l’analyste mise en position de ces divers objets”.

Dans un premier temps, pour Freud, il s’agit d’un transfert d’affect, qui est lié à la résistance dans la cure dans sa théorie de la séduction.

Voie d’accès vers l’inconscient, le transfert regroupe les conceptions de répétition (l’actualisation des fantasmes inconscients), liés au complexe d œdipe et qui portent sur les fragments de vie sexuelle infantile chez Freud (en 1920 dans Au-delà du principe de plaisir), ainsi que sur l’ambivalence des affects chez Mélanie Klein: “je soutiens que le transfert a ses origines dans les mêmes processus [d’amour et de haine, d’agression et de culpabilité] qui aux stades les plus précoces déterminent les relations objectales”.

Dans un second temps, en 1923, Freud fait le lien entre psychanalyse et théorie de la libido expliquant qu’il s’agit du “plus puissant moyen adjuvant du traitement”.

Différents auteurs par la suite ont travaillé sur la question du transfert.

Ainsi, pour W.Bion, le maniement du transfert tend à exclure de la situation analytique toute forme de réalité matérielle au profit de la seule réalité psychique : “Celle-ci est alors conforme à l’image que le psychotique se fait du monde et de lui-même”. S.Ferenczi et D.W.Winnicott avancent quant à eux que le transfert met l’analyste en position parentale.

Pour J.Lacan, le transfert est un des quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse à côté de l’inconscient, de la répétition, et de la pulsion.

Dès 1951, dans L’intervention sur le transfert, il reprend le cas Dora en l’éclairant comme une suite de renversements dialectiques, dans les “temps faibles” de l’analyste, l’analysant avançant ainsi dans la découverte de la vérité.

Pour J.Lacan, le transfert est la “mise en acte de l’inconscient” et il s’agirait de nouer le transfert à la pulsion : il se rapporte à l’Objet qui chez Freud est le moyen par lequel la pulsion atteint son but, se décharger.

Au départ, J.Lacan conçoit le transfert comme projection, le transfert imaginaire.

Par la suite, en 1966, dans le Séminaire I, J.Lacan le repense comme symbolique en référence à la parole pleine en psychanalyse : là où le discours s’articule à l’Autre, lorsque le sujet accepte de ne pas avoir le Phallus, ce Signifiant qui manque dans l’Autre et qui joue un rôle dans la métaphore paternelle : “chaque fois qu’un homme parle à un autre d’une façon authentique et pleine”.

Plus tard, dans le séminaire VIII consacré au transfert, en 1960-61, “la question du transfert est articulée intimement à celle de l’objet (…), le désir de l’Autre et la jouissance de la chose”.

Dans le séminaire XI, J. Lacan introduit une “catégorie essentielle de l’événement transférentiel”, leSujet-Supposé-Savoir : condition matérielle et pivot de l’opération analytique.

La problématique réside dans la méprise du Sujet-Supposé-Savoir, méprise qui est du fait de l’analysant qui met l’analyste en cette place, sorte de mirage transférentiel qui soutient la situation analytique.

“Le transfert y apparaît comme la matérialisation d’une opération qui relève de la tromperie et qui consiste, pour l’analysant, à installer l’analyste en position de “sujet-supposé-savoir”, c’est à dire lui attribuer le savoir absolu”(Séminaire de 1961 – L’Identification).

La destitution de cette place de Sujet-Supposé-Savoir de l’analysant envers l’analyste est la clé de la fin d’analyse et la “réduction [de celui-ci] à l’avènement de cet objet a comme cause de la division du sujet, qui vient à sa place” (Séminaire XV, leçon du 10 janvier 1968), ce qui revient au franchissement du plan de l’Identification” (Séminaire XI), défaisant ainsi le noyau d’identifications aliénantes, à savoir le maintien de la distance entre le registre Imaginaire et l’objet a.

On voit ainsi que transfert et identification sont intimement liés dans la relation psychanalytique, nous allons pouvoir maintenant examiner ce deuxième terme.

L’identification est un “processus central par lequel le sujet se constitue et se transforme en assimilant ou en s’appropriant, en des moments clés de son évolution, des aspects, attributs ou traits des êtres humains qui l’entourent”.

Au départ, conceptualisé par S.Freud comme un désir refoulé en 1896, il élabore dans l’Interprétation des Rêves, l’identification en parallèle à la condensation et au déplacement quand une seule personne représente un groupe de personnes, il s’agit de la personne composite, de la pluralité des personnes psychiques.

Cela prend la notion de trait unaire qui voudrait que l’identification “n’emprunte qu’un seul trait à  la personne-objet” (Psychologie collective et Analyse du moi) ou chez J.Lacan : l’Autre s’introjecte par un trait unique (einziger zug).

Plus tard, en 1920, dans Au-delà principe plaisir, S.Freud propose trois types d’identifications: au stade oral accompagné de l’incorporation de l’objet, l’identification régressive, présente dans hystérie qui est l’imitation d’un symptôme de la personne aimée (comme dans le cas Dora où la toux du père est un choix d’objet qui régresse jusqu’à l’identification, le trait unique), et l’identification désexualisée dans un collectif, identification au chef, installation du meneur en position d’idéal du moi.

Dans le dictionnaire de psychologie : “processus inconscient au travers desquels se réalise la structuration du moi et de la personnalité; le sujet “se met à la place de l’autre'”.

L’auteur, J.-P. Bronckart, distingue là aussi  trois types d’identifications: l’identification primaire qui est la fusion entre le sujet et le modèle, identification structurante qui intervient à la suite du complexe d’œdipe, jusqu’à l’adolescence, moi et surmoi s’organisant avec le modèle parental et l’identification indépendante dans laquelle le moi se construit sur la base de l’expérience propre.

Pour J.Lacan, identification se lie au stade du miroir, à l”infans (enfant qui ne parle pas encore) et au petit autre (semblable qui tient du registre imaginaire).

Il se réfère aux confessions de saint augustin tout au long de sa carrière : “J’ai vu  de mes yeux et bien observé un tout petit en proie à la jalousie : il ne parlait pas encore et il ne pouvait sans pâlir arrêter son regard amer au spectacle de son frère de lait.”

Qu’est-ce qui est là décrit ? C’est la preuve que “la jalousie dans son fonds représente non pas une rivalité vitale mais une identification mentale”.

La rencontre d’un enfant fraîchement sevré avec le spectacle de la jouissance de son “frère de lait” est l’embrayeur de la “haine jalouse” -celle qui jaillit de la jalouissance, de celle qui “s’imageaillisse du regard”- mots-valises qui soulignent la dimension imaginaire (Séminaire XX).

De fait, on voit comment l’imaginaire joue le rôle dans l’identification, dans une rencontre d’une figure de l’autre sur un plan imaginaire ainsi que les deux mouvements que J.Lacan distingue: introjection symbolique (idéal du moi) et projection imaginaire (moi idéal).